jeudi 16 octobre 2014

From Joe March to John Cage

Ce lundi était un jour férié aux Etats-Unis : Columbus Day, mon école en profite donc pour nous donner à ce moment une semaine de vacances et Félix et moi en profitons pour visiter un peu le pays, direction le Massachusetts !

Samedi dernier, nous nous sommes levés tôt (pour un samedi) et sommes allés prendre le bus pour Boston. Ici, le train est très cher mais il existe beaucoup de compagnies de bus bon marché qui desservent les plus grandes villes du pays. Après 5h de trajet sous la pluie et en majorité endormis, nous voici à Boston, l'une des plus vielles villes des Etats-Unis, remplie d'Histoire, d'étudiants et d'avocats... Bon d'accord, pour les avocats, je ne sais pas si j'en ai beaucoup croisé mais par contre, l'un des premiers arrêts de notre visite fut pour voir ce bâtiment :

Pour ceux qui ne passaient pas leurs soirées de jeudi les yeux rivés sur "la petite chaine qui monte" il y a une douzaine d'année, il s'agit de l'immeuble où Ally McBeal, John Cage et tous les autres étaient censés travailler.


La minute série passée, Félix et moi avons arpenté la ville en suivant le Freedom Trail. En 1951, un journaliste du nom de  William Schofield a la bonne idée d'indiquer au sol un itinéraire de 4km permettant de relier les principaux monuments emblématiques de la Révolution américaine dont Boston fut le berceau. J'ai trouvé cette idée super : il y a juste besoin de suivre une ligne de briques rouges pour visiter la ville ! Voici quelques photographies prises sur ce "trail" :

le 3eme plus vieux cimetière de Boston, sous l’obélisque se trouvent les parents de Benjamin Franklin

The Old State House

l'USS Constitution : bateau original utilisé de 1797 à 1881 et qui n'a jamais perdu une bataille


Le lendemain, nous avons visité Boston et Cambridge (la ville voisine) en vélo. Notre chemin commença à Harvard que j'ai trouvé très agréable (surtout en comparaison à Lille 3 ! )


Et continua le long de la rivière Charles, après être passés devant le MIT, pour rejoindre Beacon Hill, un quartier de Boston qui rappela à Félix notre bien-aimé Montmartre. 

Devant la maison d'enfance de Louisa May Alcott

Après cette jolie promenade à pied, nous enfourchons à nouveau une bicyclette (ils ont le même principe que le vélib ici) en direction de South Boston. Si comme moi, vous étiez fans de Pearl Harbor au collège ou de The Good Will Hunting si vous aviez de meilleurs goûts, vous savez que Matt Damon et Ben Affleck viennent tous deux de ce quartier très mal renommé. J'avais donc quelques appréhensions avant d'y arriver. Cependant, n'ayez crainte, ce quartier connait une gentrification très importante et voici le souvenir que j'en ai :
 On est bien loin des gangs, n'est-ce pas ?

Pour finir notre journée, Félix et moi décidons de prendre un verre et quelques huitres. Dans le bar-restaurant, nos voisins de tables, des retraités américains très sympas nous font un peu la discussion très gentiment et nous commandons aussi sous leur conseil une clam chowder, la soupe typique de la Nouvelle Angleterre. Quand vient le moment de l'addition, la serveuse nous apprend qu'au moment de partir ils avaient aussi payé pour nous. Nous avons été très touchés par ce geste de pure gentillesse qui n'attendait rien en échange. En effet, nous n'avons même pas pu les remercier car ils étaient partis et nous ne connaissons pas leur nom. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il ne me semble pas que cela arriverait en France.

Le lendemain, nous quittons Boston en voiture (merci Félix ! ) avec l'idée de silloner la Mohauk Trail. Il s'agit d'une route traversant l'Etat du Massachusetts d'est en ouest en suivant les traces d'une vielle piste indienne comme l'indique le nom. C'était aussi une bonne excuse pour voir les feuillages de l'automne.
La maison des Quatres filles du Docteur March
Quelques kilomètres après la sortie de Boston, nous nous arrêtons d'abord dans une petite ville assez touristique appelée Concord. Cette ville est renommée dans les cercles littéraires car plusieurs écrivains américains très célébres y ont vécu dont Louisa May Alcott, l'auteure des Quatre Filles du Docteur March. Je me souviens encore de la couverte bleu en faux cuir de ce livre, offert par mon arrière-grand-mère je crois, que j'ai lu et relu lorsque j'étais enfant. Nous avons donc visité la maison où le livre a été écrit et où l'histoire des quatres soeurs se déroule. La visite guidée était très intéressante, même pour Félix, car la guide nous a beaucoup parlé de la vie des protestants au XIX s mais aussi de son père, éducateur constructiviste et végétalien avant l'heure.


Ensuite, nous avons suivi notre route en nous arrêtant de temps en temps tout en profitant des magnifiques feuillages jusqu'à North Adams. Dans cette petite ville, j'avais réservé une chambre chez une artiste via Airbnb et nous y avons passé une excellente journée.


Le lendemain, dernier jour de notre escapade, nous commencions notre journée par une promenade de deux heures dans les bois derrière notre maison pour arriver à cette splendide vue :






Puis, nous avons repris la voiture pour rejoindre New York via les toutes petites routes, ce qui nous a mis 7 heures au lieu de 3h, mais qui nous a permis de voir encore de magnifiques paysages de l'été indien américain, des maisons en préparation pour Halloween, de monter sur le Mont Greylock et de rencontrer un artiste iranien déjanté du nom de Bijan qui a transformé son jardin en musée à ciel ouvert.








Et finalement, nous avons fini par une promenade sur l'Hudson River dans la ville de Poughkeepsie où je voulais absolument aller à cause d'Ally McBeal, et plus précisemment de John Cage (non je n'ai jamais trop regardé la télé et même si c'était vrai et bien ça me donne des idées pour visiter des endroits sympas, et de toute façon j'ai toujours raison donc il n'y a même pas besoin de cette parenthèse que je ferme).

dimanche 5 octobre 2014

The one with the real Central Perk

Une photo de l'immeuble de Friends prise lors de notre première venue en 2007
Pour fêter les 20 ans de Friends (et oui, déjà... ), une marque de café a créé le salon de thé où nos amis se rendaient à chaque épisode. Pour ceux qui ne sont pas des fans de la série, Friends était en fait tourné à Los Angeles et si l'immeuble où ils habitaient existe bel et bien (au coin de Grove et Bedford Street), le café n'existait absolument pas. Et bien, pour un mois, le Central Perk ouvre ses portes !

Félix et moi nous y sommes bien sûr rendus et après 40 minutes de queue nous avons pu avoir un café gratuit, dont nous n'avons pas profité puisque ni l'un ni l'autre n'aimons le café, voir des objets de la série, et nous asseoir sur le fameux canapé orange. Je sais bien que tout cela était purement marketing mais ça m'a fait plaisir de jouer le jeu !

Le café gratuit !



D'ailleurs Félix et moi avons eu la même réflexion : si à New York une entreprise peut se permettre de louer un espace dans Soho et d'offrir un café gratuit à tous les visiteurs c'est parce qu'elle sait qu'elle va rentrer dans ses frais avec tout les produits dérivés qu'elle vendra à côté, comme des tee-shirts à 28$ ou un sac en tissus à 25$, alors qu'en France, la majorité des français se contenterait de boire son café gratuit, prendre quelques photos mais surtout pas dépenser son argent en plus ! Vous savez, c'est le problème qu'a eu Eurodisney, ils n'avaient pas pensé que les français apporteraient leurs pique-nique et ne dépenseraient pas 150 € en costumes et jeux divers, ce qui a failli les mettre en faillite.

La position du dragon !
En conclusion, Félix et moi sommes bien restés français car nous n'avons rien payé !


En bonus, quelques photos de notre excursion d'aujourd'hui à Socrates Park, un parc dans le Queens avec des sculptures en plein air qui changent régulièrement :

lundi 29 septembre 2014

être ou avoir

Une fois n'est pas coutume, je vais un peu vous parler de mon travail. Bien sûr, cela ne sera pas en détail pour des raisons de droits...

Pour faire simple : J'ADORE mon travail ici !
Voilà c'est dit, mais qu'est-ce qui change par rapport à la France vous demandez-vous ?
La première chose : les élèves. En effet, les élèves de cette école sont bien élevés, c'est-à-dire que leurs parents leurs ont inculqué une morale et surtout le respect. Lorsque je parle de respect, je parle du respect des adultes mais aussi du respect des autres enfants. Ici, ils s'écoutent, ils collaborent et s'aident.
De plus, ils ont tous une vision positive de l'école. Je pense que cela doit être dû au fait que leurs parents sont aussi très positifs car ils connaissent les enjeux d'une bonne éducation (au prix qu'ils payent, on en attend pas moins) et sont heureux et fiers que leurs enfants aient été acceptés dans cette école. Enfin, il me semble que le fait d'avoir des professeurs heureux d'être là doit aussi jouer ! (Je mets entre parenthèse le fait qu'il n'aient pas de notes et donc pas de stress et moins de compétitivité au sein de la classe car c'est un sujet qui fait débat et qui n’intéressera sans doute pas tout le monde.) Bien sûr, il doit exister des classes aussi choupies en France, mais si vous avez un peu suivi mes déboires de l'année dernière, vous pouvez imaginer à quel point ce changement est énorme et agréable...

Ensuite, les conditions de travail sont un rêve en comparaison à la France. Chaque classe compte un maximum de 21 élèves en primaire, un Tableau Blanc Interactif, une bibliothèque de classe en français et une anglais et un charriot  d'Ipad pour 5 classes. Toutes les semaines, des professeurs spécialisés interviennent en sport, arts, anglais, informatique et mandarin ! Deux heures de notre emploi du temps est consacré au travail d'équipe où tous les profs d'un même niveau se rencontrent pour échanger sur nos pratiques. A partir d'une année d'ancienneté, des stages de formation continue sont proposés, ce qui permet de se former pendant l'année scolaire, et pour les plus motivés, si l'on désire faire des recherches en plus l'été, elles sont rémunérées.

Tout cela fait que lorsque je vais en classe, je suis tout simplement heureuse. Ce que je prévois se passe bien : mes élèves posent des questions, recherchent, s'aident, comprennent et apprennent ce que je prévois et plus encore de par leur investissement et leur curiosité.

Par contre, il est clair que la professeur qui a commencé ce métier pour réduire les inégalités des chances et aider les plus en difficultés a quelques remords en écrivant ces lignes. De plus, je sais très bien que ces conditions ont un prix que les écoles publiques françaises ne peuvent pas se permettre. Enfin, si j'adore cette école il me semble injuste que les écoles des quartiers les plus défavorisés n'aient pas ces moyens car cela augmente encore plus les injustices sociales. L'Ecole en France n'est pas parfaite mais elle essaie, j'ai bien dit "essayer", de donner plus à ceux qui en ont le moins ce qui n'est, malheureusement,  pas du tout le cas ici.

Allez, je vous laisse quand même avec quelques photos prises ce week end au festival d'art de Dumbo (Dumbo, le quartier de Brooklyn, pas l'éléphant aux grandes oreilles) :





samedi 13 septembre 2014

Mama Sam

Tellement de choses se sont passées depuis le dernier post que j'ai eu du mal à choisir de quoi j'allais vous parler. Après de longues tergiversions avec moi-même (ce sont les pires n'est-ce pas?), j'ai jeté mon dévolu sur la West Indians Parade, c'est-à-dire la parade des new-yorkais venant des Antilles et du Nord-Ouest de l'Amerique du Sud, et sur le festival du film africain de New York.

Il y a deux semaines, nous sommes donc allés à Brooklyn afin d'assister à la parade des "indiens de l'ouest" littéralement. La première chose à savoir pour comprendre de quoi il s'agit c'est que les noirs vivant aux États-Unis et venant de ces iles et pays s'appellent aussi des indiens car cette région était appelée West India après le premier voyage de Christophe Colomb pour la différencier de l'Inde . La deuxième chose, c'est qu'ici le concept de race est totalement ancré dans la culture et les pratiques de tous les jours. Par exemple, lorsque vous remplissez un document officiel, on vous demande toujours votre race. Dans mon cas, je devrais cocher la case " caucasien" ou "white" ça dépend des questionnaires... Enfin, dans ce pays d'immigrés, si tout le monde se considère et est considéré très rapidement "américain", une très grande place est accordée à la nationalité de nos ancêtres. Ainsi, si vous rencontrez un italo-américain, ça veut souvent dire que son arrière arrière grand mère était italienne et a immigré au début du XX. L'idée du melting-pot à l'américaine c'est que tout le monde partage le même pays et que toutes les différentes cultures doivent être respectées. Bref, c'est bien loin de notre République où l'on doit être français avant tout.
La parade en elle-même était de la folie ! Beaucoup de monde, surtout vers l'arrivée, énormément de bruit puisque chaque char mettait SA musique et ne voulait pas entendre celles de l'autre juste devant ou juste derrière, tout plein de couleurs et encore plus de popotins endiablés par la musique ! J'ai trouvé que c'était une expérience intéressante mais pas de tout repos. Voici quelques photos :







Ensuite, vendredi dernier lors du cours de danse africaine auquel je participe de temps en temps avec mon amie Sujean, notre professeur nous informa que le sur-lendemain aurait lieu une journée familiale à Governors Island dans le cadre d'un festival de films africains. J'en profite pour vous informer que juste après ce cours je me suis retrouvée nez à nez avec Jennifer Lopez qui s'entraîne au même endroit où je prends mes cours !!! 
Le dimanche nous sommes donc retournés sur cette petite île où nous nous étions déjà rendu pour le festival de jazz des années 30. Cette journée fut fantastique ! Nous avons d'abord regardé la fin d'un cours de danse afro-brésilienne en pique-niquant sur l'herbe. Puis, nous nous sommes promenés sur l'île et avons visité toutes les anciennes maisons recyclées en musées, galeries d'art, boutiques de créateurs, etc dont voilà un petit aperçu :





En fin d'après midi j'ai suivi le cours de mon prof en plein air, c'était vraiment très sympa.

En nous promenant après mon cours, une personne nous a offert des places pour un festival de musique/fruits de mer qui était vide car il aurait dû avoir lieu la veille. Nous avons donc profité du coucher de soleil sur l'île en mangeant des huîtres gratuites et en écoutant des concerts de dub.

vendredi 22 août 2014

Sauvez Willy

Aujourd'hui, vous avez le droit à un post plus long que d'habitude car nous sommes partis une semaine en vacances dans le nord-ouest des États-Unis, et nous avons vécu beaucoup de choses...

Commençons par le commencement, nos amis Bill et Diana se mariaient le week-end du 8 août dans les environs de Portland, au bord de la rivière Williams et c'est avant tout pour cela que nous nous sommes rendus dans ces contrées. Nous sommes donc arrivés le vendredi soir à l'aéroport de Portland, un ami de Bill devait nous y récupérer mais sa voiture était coincée dans un parc pour la nuit et nous avons donc pris un taxi. La maison des parents de Bill où avait lieu le mariage étant assez isolée au bord de la rivière, nous avons fait un peu peur à notre taxi quand nous lui avons demandé de prendre une route de forêt bien pentue au milieu de la nuit !

Le samedi, nous avons d'abord aidé à préparer le mariage et jouer dans l'eau, notamment avec les "surfs paddle". Ca faisait des années que je voyais des gens en faire à Biarritz et j'ai enfin pu tester, c'est très sympa et plutôt relaxant. La cérémonie a eu lieu à 17h dans le jardin des parents de Bill. Ici, comme vous l'avez déjà vu dans les films, il n'y a pas besoin de se marier à la mairie pour que le mariage soit légal et n'importe qui peut officier (il suffit de s'enregistrer sur internet et de payer quelques dollars). Ensuite, comme en France, vin d'honneur, repas puis danse. C'était un mariage vraiment très sympa et pas du tout prise de tête, à l'image des mariés.





Dimanche, nous avons continué à profiter de la rivière et à bien manger avant de commencer notre voyage vers le Nord. Bill et Diana nous avaient proposé de rester la semaine avec eux et de les accompagner aux très mystiques Iles San Juan, tout tout au nord des US. Là-bas, nous avons pu nous promener dans une très très vielle forêt, manger de délicieux crabes et huîtres tout juste pêchés, boire de délicieux cocktails et voir des orques ! En effet, c'est l'un des meilleurs endroits au monde pour observer des orques car non seulement certains d’entre eux vivent toute l'année dans les environs (les résidents) mais en plus c'était la bonne saison pour voir ceux qui revenaient du Mexique. Nous avons donc eu l’immense chance d'en voir une bonne dizaine. L'histoire de deux orques en particulier que nous avons vu est adorable. Les orques vivent en famille toute leur vie et restent en général avec leur mère. Mais parmi les résidents aperçus un mâle a décidé il y a quelques temps de quitter son banc afin de retrouver sa grand-mère plus que centenaire pour l'accompagner partout pendant les dernières années de sa vie. Adorable, n'est-ce pas ?





Dans ces îles nous avons bien pu nous ressourcer et nous reposer, le jacuzzi de la petite maison où nous logions nous a d'ailleurs été des plus agréable pour cela !

Après les îles, nous sommes allés à Seattle où Bill et Diana ont vécu avant de venir en France. Nous avons ainsi pu visiter cette ville très musicale (Kurt Cobain et Jimi Hendrix y sont nés par exemple). Comme le beau temps n'est pas toujours au rendez-vous à ces latitudes, la ville est remplie de coffee shops, de bars et de restaurants où l'on peut passer un bon moment au sec. Ici, des amis de Bill ont eu la gentillesse de nous accueillir et de partager avec nous leur vie "seattlienne".



Le dernier jour, nous avons pris le bus pour rejoindre Portland et la visiter avant de prendre l'avion à 21h. J'ai vraiment adoré cette ville remplie de restaurants, de salons de thé et de bars très "hipster" (= bobo) et où tout le monde parle avec toi comme si c'étaient tes meilleurs amis alors que tu viens juste de les rencontrer dans l'ascenseur.

Une semaine après notre retour, ce que je retiens surtout du Nord-Ouest est la gentillesse de ses habitants qu'il s'agisse des parents de Bill, des amis de Bill et Diana, ou d'inconnus, ils ont tous été adorables avec nous. Ensuite, la nourriture y est très bonne et très fraîche puisqu'ils favorisent beaucoup le principe de "de la ferme à la table". Enfin, il ne faut pas oublier que le Nord-Ouest est la région où les vampires peuvent vivre le jour car l’ensoleillement y est moindre qu'ailleurs mais encore une fois les personnes que nous y avons rencontrées étaient tellement gentilles que cela compense amplement ! Encore une fois, Bill et Diana "thank you so much".