Une fois n'est pas coutume, je vais un peu vous parler de mon travail. Bien sûr, cela ne sera pas en détail pour des raisons de droits...
Pour faire simple : J'ADORE mon travail ici !
Voilà c'est dit, mais qu'est-ce qui change par rapport à la France vous demandez-vous ?
La première chose : les élèves. En effet, les élèves de cette école sont bien élevés, c'est-à-dire que leurs parents leurs ont inculqué une morale et surtout le respect. Lorsque je parle de respect, je parle du respect des adultes mais aussi du respect des autres enfants. Ici, ils s'écoutent, ils collaborent et s'aident.
De plus, ils ont tous une vision positive de l'école. Je pense que cela doit être dû au fait que leurs parents sont aussi très positifs car ils connaissent les enjeux d'une bonne éducation (au prix qu'ils payent, on en attend pas moins) et sont heureux et fiers que leurs enfants aient été acceptés dans cette école. Enfin, il me semble que le fait d'avoir des professeurs heureux d'être là doit aussi jouer ! (Je mets entre parenthèse le fait qu'il n'aient pas de notes et donc pas de stress et moins de compétitivité au sein de la classe car c'est un sujet qui fait débat et qui n’intéressera sans doute pas tout le monde.) Bien sûr, il doit exister des classes aussi choupies en France, mais si vous avez un peu suivi mes déboires de l'année dernière, vous pouvez imaginer à quel point ce changement est énorme et agréable...
Ensuite, les conditions de travail sont un rêve en comparaison à la France. Chaque classe compte un maximum de 21 élèves en primaire, un Tableau Blanc Interactif, une bibliothèque de classe en français et une anglais et un charriot d'Ipad pour 5 classes. Toutes les semaines, des professeurs spécialisés interviennent en sport, arts, anglais, informatique et mandarin ! Deux heures de notre emploi du temps est consacré au travail d'équipe où tous les profs d'un même niveau se rencontrent pour échanger sur nos pratiques. A partir d'une année d'ancienneté, des stages de formation continue sont proposés, ce qui permet de se former pendant l'année scolaire, et pour les plus motivés, si l'on désire faire des recherches en plus l'été, elles sont rémunérées.
Tout cela fait que lorsque je vais en classe, je suis tout simplement heureuse. Ce que je prévois se passe bien : mes élèves posent des questions, recherchent, s'aident, comprennent et apprennent ce que je prévois et plus encore de par leur investissement et leur curiosité.
Par contre, il est clair que la professeur qui a commencé ce métier pour réduire les inégalités des chances et aider les plus en difficultés a quelques remords en écrivant ces lignes. De plus, je sais très bien que ces conditions ont un prix que les écoles publiques françaises ne peuvent pas se permettre. Enfin, si j'adore cette école il me semble injuste que les écoles des quartiers les plus défavorisés n'aient pas ces moyens car cela augmente encore plus les injustices sociales. L'Ecole en France n'est pas parfaite mais elle essaie, j'ai bien dit "essayer", de donner plus à ceux qui en ont le moins ce qui n'est, malheureusement, pas du tout le cas ici.
Allez, je vous laisse quand même avec quelques photos prises ce week end au festival d'art de Dumbo (Dumbo, le quartier de Brooklyn, pas l'éléphant aux grandes oreilles) :
lundi 29 septembre 2014
samedi 13 septembre 2014
Mama Sam
Tellement de choses se sont passées depuis le dernier post que j'ai eu du mal à choisir de quoi j'allais vous parler. Après de longues tergiversions avec moi-même (ce sont les pires n'est-ce pas?), j'ai jeté mon dévolu sur la West Indians Parade, c'est-à-dire la parade des new-yorkais venant des Antilles et du Nord-Ouest de l'Amerique du Sud, et sur le festival du film africain de New York.
Il y a deux semaines, nous sommes donc allés à Brooklyn afin d'assister à la parade des "indiens de l'ouest" littéralement. La première chose à savoir pour comprendre de quoi il s'agit c'est que les noirs vivant aux États-Unis et venant de ces iles et pays s'appellent aussi des indiens car cette région était appelée West India après le premier voyage de Christophe Colomb pour la différencier de l'Inde . La deuxième chose, c'est qu'ici le concept de race est totalement ancré dans la culture et les pratiques de tous les jours. Par exemple, lorsque vous remplissez un document officiel, on vous demande toujours votre race. Dans mon cas, je devrais cocher la case " caucasien" ou "white" ça dépend des questionnaires... Enfin, dans ce pays d'immigrés, si tout le monde se considère et est considéré très rapidement "américain", une très grande place est accordée à la nationalité de nos ancêtres. Ainsi, si vous rencontrez un italo-américain, ça veut souvent dire que son arrière arrière grand mère était italienne et a immigré au début du XX. L'idée du melting-pot à l'américaine c'est que tout le monde partage le même pays et que toutes les différentes cultures doivent être respectées. Bref, c'est bien loin de notre République où l'on doit être français avant tout.
La parade en elle-même était de la folie ! Beaucoup de monde, surtout vers l'arrivée, énormément de bruit puisque chaque char mettait SA musique et ne voulait pas entendre celles de l'autre juste devant ou juste derrière, tout plein de couleurs et encore plus de popotins endiablés par la musique ! J'ai trouvé que c'était une expérience intéressante mais pas de tout repos. Voici quelques photos :


La parade en elle-même était de la folie ! Beaucoup de monde, surtout vers l'arrivée, énormément de bruit puisque chaque char mettait SA musique et ne voulait pas entendre celles de l'autre juste devant ou juste derrière, tout plein de couleurs et encore plus de popotins endiablés par la musique ! J'ai trouvé que c'était une expérience intéressante mais pas de tout repos. Voici quelques photos :
Ensuite, vendredi dernier lors du cours de danse africaine auquel je participe de temps en temps avec mon amie Sujean, notre professeur nous informa que le sur-lendemain aurait lieu une journée familiale à Governors Island dans le cadre d'un festival de films africains. J'en profite pour vous informer que juste après ce cours je me suis retrouvée nez à nez avec Jennifer Lopez qui s'entraîne au même endroit où je prends mes cours !!!
Le dimanche nous sommes donc retournés sur cette petite île où nous nous étions déjà rendu pour le festival de jazz des années 30. Cette journée fut fantastique ! Nous avons d'abord regardé la fin d'un cours de danse afro-brésilienne en pique-niquant sur l'herbe. Puis, nous nous sommes promenés sur l'île et avons visité toutes les anciennes maisons recyclées en musées, galeries d'art, boutiques de créateurs, etc dont voilà un petit aperçu :
En fin d'après midi j'ai suivi le cours de mon prof en plein air, c'était vraiment très sympa.
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