lundi 29 septembre 2014

être ou avoir

Une fois n'est pas coutume, je vais un peu vous parler de mon travail. Bien sûr, cela ne sera pas en détail pour des raisons de droits...

Pour faire simple : J'ADORE mon travail ici !
Voilà c'est dit, mais qu'est-ce qui change par rapport à la France vous demandez-vous ?
La première chose : les élèves. En effet, les élèves de cette école sont bien élevés, c'est-à-dire que leurs parents leurs ont inculqué une morale et surtout le respect. Lorsque je parle de respect, je parle du respect des adultes mais aussi du respect des autres enfants. Ici, ils s'écoutent, ils collaborent et s'aident.
De plus, ils ont tous une vision positive de l'école. Je pense que cela doit être dû au fait que leurs parents sont aussi très positifs car ils connaissent les enjeux d'une bonne éducation (au prix qu'ils payent, on en attend pas moins) et sont heureux et fiers que leurs enfants aient été acceptés dans cette école. Enfin, il me semble que le fait d'avoir des professeurs heureux d'être là doit aussi jouer ! (Je mets entre parenthèse le fait qu'il n'aient pas de notes et donc pas de stress et moins de compétitivité au sein de la classe car c'est un sujet qui fait débat et qui n’intéressera sans doute pas tout le monde.) Bien sûr, il doit exister des classes aussi choupies en France, mais si vous avez un peu suivi mes déboires de l'année dernière, vous pouvez imaginer à quel point ce changement est énorme et agréable...

Ensuite, les conditions de travail sont un rêve en comparaison à la France. Chaque classe compte un maximum de 21 élèves en primaire, un Tableau Blanc Interactif, une bibliothèque de classe en français et une anglais et un charriot  d'Ipad pour 5 classes. Toutes les semaines, des professeurs spécialisés interviennent en sport, arts, anglais, informatique et mandarin ! Deux heures de notre emploi du temps est consacré au travail d'équipe où tous les profs d'un même niveau se rencontrent pour échanger sur nos pratiques. A partir d'une année d'ancienneté, des stages de formation continue sont proposés, ce qui permet de se former pendant l'année scolaire, et pour les plus motivés, si l'on désire faire des recherches en plus l'été, elles sont rémunérées.

Tout cela fait que lorsque je vais en classe, je suis tout simplement heureuse. Ce que je prévois se passe bien : mes élèves posent des questions, recherchent, s'aident, comprennent et apprennent ce que je prévois et plus encore de par leur investissement et leur curiosité.

Par contre, il est clair que la professeur qui a commencé ce métier pour réduire les inégalités des chances et aider les plus en difficultés a quelques remords en écrivant ces lignes. De plus, je sais très bien que ces conditions ont un prix que les écoles publiques françaises ne peuvent pas se permettre. Enfin, si j'adore cette école il me semble injuste que les écoles des quartiers les plus défavorisés n'aient pas ces moyens car cela augmente encore plus les injustices sociales. L'Ecole en France n'est pas parfaite mais elle essaie, j'ai bien dit "essayer", de donner plus à ceux qui en ont le moins ce qui n'est, malheureusement,  pas du tout le cas ici.

Allez, je vous laisse quand même avec quelques photos prises ce week end au festival d'art de Dumbo (Dumbo, le quartier de Brooklyn, pas l'éléphant aux grandes oreilles) :





3 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. content que tu sois heureuse ma titia!
    profite bien de tes choupi élèves

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  3. C'est dommage que Félix ait retiré son commentaire. Marido

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