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vendredi 16 septembre 2016

Nashville Landscape

Le week-end dernier, j’ai pu visiter, grâce à mon adorable Félix, la ville de la musique, the Music City, c’est-à-dire Nashville, Tennessee ! 


Nashville fut d’abord la capitale de la Country (Johnny Cash y a vécu une bonne partie de sa vie) et elle s’est petit à petit imposée comme une destination musicale lorsque des musiciens plus rock, pop et folk y sont venus enregistrer leurs disques. Les séjours de Bob Dylan leur ont notamment donné la puce à l’oreille. Le nombre de CD enregistrés dans cette ville du centre des US est impressionnant, l’un des plus beaux albums de tous les temps, Harvest de Neil Young, en fait partie.

Nous nous sommes envolés vendredi après le travail et sans perdre de temps, nous avons assisté à un concert rock dès le premier soir à Five Points dans East Nashville.

Le lendemain, nous avons arpenté le centre ville de long en large en nous attardant longuement au Museum Music Center, où nous avons joué aux rock stars, en poussant les portes de "honky tonks" ces bars musicaux dans lesquels les groupes de country et de rock ont la difficile tâche de jouer devant un public plus qu’éméché dès 16h, en buvant de délicieux cocktails au Paterson house, et pour finir en assistant à un concert de bluegrass !




Le dimanche, après un délicieux brunch au Barista Parlor, nous avons loué une voiture afin d’explorer les environs. Nous nous sommes ainsi rendu au joli Randnor Lake, situé à mi-chemin entre Nashville et la petite ville de Franklin. Après avoir dévalisé un magasin d’épices et déambulé entre les maisons du XIXème siècle sous un soleil des plus ardent, nous nous sommes désaltérés dans le 2ème plus ancien bar du Sud des États-Unis (Gray's). Nous avons ensuite rejoint Nashville où nous avons diné dans un restaurant "de la ferme à la table" comme je les aime qui proposait de la cuisine méditerranéenne (et oui, je me lasse malheureusement très rapidement de la cuisine du Sud des États-Unis extrêmement riche). 




Pour notre dernière journée, nous avons visité le musée de la Country. J'ai pu y apprendre beaucoup sur l'histoire de cette musique, notamment que c'est à partir des années 90 que c'est devenu beaucoup plus commercial et moins bien intéressant à mes yeux (et surtout à mes oreilles !), mais aussi sur l'histoire de la ville. Nous avons ensuite déjeuné des "Biscuits", une spécialité du Sud ressemblant au scones anglais qui se mange salée ou sucrée (en même temps dans ce pays on mange même des gaufres avec du poulet frit!), avant de reprendre l'avion pour retourner à la maison.
Observez-bien ce qu'il y a écrit...

Encore merci à Félix et à Anna pour l'organisation de ce week-end (comme c'était mon cadeau d'anniversaire, tout était surprise pour moi) !

dimanche 13 décembre 2015

Hook

Depuis quelque temps, je souhaitais visiter le quartier de Red Hook à Brooklyn. J'avais entendu beaucoup de bonnes choses sur ce quartier assez difficile d'accès car aucun métro ne s'y rend, et en effet, cela vaut bien le détour !


Nous avons profité du magnifique temps de ce week end (17°C le 12 décembre !) pour arpenter les rues pleines d'ateliers d'artistes, de petits restaurants locaux et comptant pas moins de deux distilleries de Whiskey.

Sur le ferry
Pour se rendre à Red Hook, le mieux depuis Manhattan est de prendre le ferry Ikea gratuit le week end depuis le pier 11 à Wall Street. La plupart des personnes se rendant dans ce quartier, n'y vont que pour le géant de l'immobilier suédois ! Tant mieux car Red Hook reste ainsi très tranquille et à l'écart des hordes de touristes.

 Ce qui y est aussi très agréable est que ce quartier est à taille humaine. Nous avions lu un ou deux articles la semaine précédente et au gré de notre ballade nous avons non seulement trouvé les restaurants, pâtisserie, galerie d' art et distilleries qui nous faisaient de l'oeil mais aussi des petites boutiques sympas. 
1er arrêt : fort Defiance pour le brunch



The best key lime in NY !
Distillerie Widow Jane à Cacao Prieto


Dernier arrêt : la distillerie Stillhouse

 Je conseille donc de prendre le temps d'aller se balader dans les rues tranquilles de Red Hook. Je me demande comment ce quartier qui avait été durement touché par l'ouragan Sandy évoluera ces prochaines années... Connaitra-t-il la même "gloire hipsterienne" que Williamsbourg ? Nous verrons cela dans quelques années.






samedi 26 septembre 2015

Une affaire de famille

Vous voulez du suspens, des trahisons, des intrigues et savoir où trouver la meilleure pizza des Etats-Unis ? Et bien lisez cet article !

Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire, celle de la meilleure pizza des Etats-Unis, rien que ça ! D'ailleurs je pense en faire un livre pour enfants qui sera le nouveau Roule galette ;-)

Tout commence en 1905 quand un immigré d'origine napolitaine du nom de Gennaro Lombardi demande le premier permis des Etats-Unis pour cuisiner et vendre des pizzas. Après des dizaines d'années de loyaux services à régaler et à engrossir les new-yorkais sa pizzeria ferme dans les années 1980 mais la relève était déjà assurée ! Très rapidement, trois autres familles italiennes se sont mises à fabriquer et à vendre des pizzas, dont celle de Patsy Lancieri. Comme vous l'imaginez le commerce se portait bien et une mutitude de nouveaux pizzaiolos apparurent. Parmis eux, le neveu de Patsy Lancieri, Patsy Grimaldi avait ouvert sa propre pizzeria dans un quartier un peu craignos à l’époque et aujourd'hui ultra hipster surnommé DUMBO pour Down Under the Manhattan Bridge. Son restaurant se nommait tout simplement Grimaldi's.

En 1998, un peu fatigué de travailler 6 jours par semaine, Patsy Grimaldi vend sa pizzeria et son nom à un habitué, Frank Ciolli. Au début tout se passe bien et Patsy continue à venir dans sa cuisine et à donner des conseils mais comme dans toute bonne histoire de famille, le temps tourne à l'orage lorsque l'on fait comprendre à Patsy qu'il n'est plus le bienvenu...

Qu'à cela ne tienne, Patsy ouvre une nouvelle pizzeria 15 ans plus tard, à 81 ans juste à côté de son ancienne pizzeria et lui donne le nom de Juliana's (c'était le prénom de sa maman) car il ne peut plus utiliser le sien.
Depuis, les deux pizzerias rivalisent et il y a (presque) toujours la queue pour commander leurs pizzas. Seulement, les vrais new-yorkais connaissent l'Histoire et préfèrent bien sûr l'authentique pizza de la famille Grimaldi qui se trouve à Juliana's (si vous suivez encore, bravo !). Seulement, il y a fort à parier que les touristes vont bientôt eux aussi préférer Juliana's car elle a été élue cet été meilleure pizza des Etats-Unis d'après Trip advisor ! Et Grimaldi's vous demqndez-vous ? Et bien elle n'est même pas dans le classement !

Cet été, alors que Maïwenn et Jérome nous rendaient visite, je leur faisais mon tour habituel BHDMBCH (Brooklyn Heights-Dumbo-Manhattan Bridge-City Hall) et en passant devant Juliana's : personne ne faisait la queue ! Un miracle ! (pourtant sa sainteté le Pape François n'était pas encore là) Nous avons donc pu savourer la meilleure pizza des Etats-Unis, en terrasse qui plus est sans attendre. Et voilà une photo de la bête :

Alors, que pensez-vous de cette histoire ? Au choix, j'en fais un album pour enfant ou un film avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de Patsy Grimaldi et moi dans le rôle de sa femme bien sûr !

samedi 28 mars 2015

Hungarian rhapsody

A chaque culture, son repère : en France, chacun a SA boulangerie, celle où l'on va tous les jours, à part quand c'est son jour de fermeture hebdomadaire, et bien aux Etats-Unis, chacun a son coffee shop. Le nôtre, c'est le Hungarian Pastry Shop.



D'abord, il est géré par notre super copain Phil (vous vous souvenez celui qui m'avait trouvé un dentiste qui acceptait que je le paie en pâtisserie !).
Ensuite, il est au bout de notre rue. De plus, les pâtisseries et les viennoiseries sont très bonnes, entièrement fabriquées sur place (oui oui même la pâte feuilletée pour les croissants) et bon marché.

Mais ce n'est pas tout, ce qui fait surtout le charme de ce café, qui est une véritable institution dans le quartier, c'est son humanité. A l'opposé des milliers de Starbucks, beaucoup d'habitués se rendent à ce café car ils s'y sentent chez eux. La semaine avant Noël par exemple a lieu une soirée où tous les habitués se retrouvent pour chanter des chants de fêtes.

Autre point, totalement fou de notre jour, ce café est sans wifi. Si tu veux discuter, tu ne vas donc pas te retrancher derrière ton ordinateur sur facebook ou skype, tu vas discuter avec les gens autour de toi ou l'une des serveuse s'il n'y a pas trop de clients qui attendent leur commande.
Pourquoi y a-t-il tant de personnes qui tapotent sur leur clavier dans ce cas ? Et bien car ce sont soit des étudiants de Columbia ou soit des écrivains. Le café a même son mur avec toutes les couvertures des livres qui ont été écrits en son sein.

Enfin, il est décoré par un artiste grec ami de la famille et co-fondateur du café, ce qui lui apporte encore une touche d'originalité.

Donc, vous l'avez compris, quand vous nous rendez visite, un gouter ou un petit-déjeuner au Hungarian Pastry Shop n'est pas en option !

vendredi 8 août 2014

La petite maison dans la prairie

Samedi matin, Félix et moi nous réveillons tôt (pour le week end) afin d’aller prendre le train qui nous mènera jusqu’au Hamptons où vit notre ami Matt. Nous lui avions déjà rendu visite cet hiver et voulions passer du temps avec lui et profiter de la plage. Manque de chance (ou pas comme vous le lirez ensuite), il pleut et le soleil ne devrait revenir que lundi… Je mets ma déception de côté, me dis que de toute façon j’ai envie de voir Matt et nous voilà partis !
la maison de Matt et Irene

Trois heures plus tard, Matt nous attend sur le quai de la gare d”Amagansett sous des trombes d’eau. Nous rejoignons avec lui la ferme où il travaille. Nous déjeunons avec lui et quelques-uns de ses collègues puis nous allons nous promener un peu. Nous devons assez vite nous arrêter car des framboisiers nous appellent et nous emprisonnent dans leurs branches, nous obligeant a manger leurs fruits ! Il s’agissait de framboises que je n’avais jamais goûté : les wineberries (ou Rubus
phoenicolasius pour le nom scientifique). Ces baies ressemblant beaucoup à des framboises mais ayant plus le goût de mures sont délicieuses. Nous avons donc passe plusieurs minutes à faire cette activité que Félix et moi adorons dans les jardins de nos parents mais que nous n’avions pas encore eu l’occasion de faire cet été : ramasser des fruits et les manger sur le champ ! D’ailleurs nos techniques en la matière divergent. Félix préfère cueillir un fruit, le manger et recommencer alors que pour ma part je préfère en cueillir une bonne poignée puis manger tranquillement toute ma récolte avant de recommencer. Nous continuons la visite de ferme de Matt sous une pluie plus ou moins forte. Nous voyons ainsi les champs ou les membres de la CSA (équivalent de nos AMAP) peuvent venir récolter fruits, légumes et fleurs, ainsi que ceux, plus grands, qui sont destines à la vente aux marchés.

Le soir, nous rejoignons la petite île de Shelter Island pour participer à une Contradance dans une autre ferme gérée par une amie de Matt. Au programme musique Folk-Country, danse, et pour finir “chants du travail”. La ferme ou avait lieu cette fête est l’une des plus vieilles du pays, elle appartient a la même famille depuis que la terre a été prise aux indiens. Beaucoup de recherches historiques y sont menées et l’un des musiciens du groupe est un spécialiste de la musique que chantaient les esclaves dans les champs. C’etait une très bonne soirée et une expérience incroyable.

 
Le lendemain, il continue à pleuvoir jusqu’à 15h environ. Matt, Felix et moi avons donc préparé un délicieux brunch avec les légumes et les oeufs de la ferme accompagnés de sardines fraîchement péchées, simple et succulent ! Ensuite, nous sommes retournés a la ferme de Matt pour participer à un match de kickball opposant les deux fermes dont je vous ai parlé. Le kickball c’est comme le baseball mais on tape dans une grosse balle au pied comme au football, c’est donc beaucoup plus facile pour nous français ! Nous ne nous sommes arrêtés de jouer qu’à 18h30 pour prendre le train de retour.

Bref c’était un excellent week end et peut être que s’il avait fait beau nous n’aurions pas pu profiter autant  de toutes ces activités.

jeudi 27 février 2014

Bien loin de la "Joey spéciale"

Tous les fans incontournables de Friends savent bien ce qu'est une "Joey spéciale" : deux pizzas pour une seule personne. En voyant la taille des pizzas à New York, je me demande bien comment c'est possible. Mais bon s'il a mangé une dinde à lui tout seul, il est vrai que deux pizzas c'est du gateau !

Tout ça pour dire que si Joey Tribbiani avait été présent lors de ma première dégustation de pizza new-yorkaise il aurait été très déçu car je n'ai même pas réussi à finir ma "slice". Ici, les pizzas peuvent s'acheter entières ou en tranche et à côté de chez nous se trouve Koronet Pizza, "New York biggest slice", il faut dire qu'à 4 dollars la tranche tu en as pour ton argent ! Mais la photo sera bien plus explicite que toutes les explications du monde :


Bon appétit !

lundi 24 février 2014

Avez-vous vu la lumière ?

Premier week-end new-yorkais en compagnie d'Alice qui nous a rejoint jusque mardi.

Financial District
Le samedi fut une journée magnifique pour marcher dans le "downtown" de Manhattan, c'est à dire la partie au sud de Central Park. Nous débutons dans le financial district afin de voir le World Trade Center actuel, qui n'était qu'un immense trou béant lors de ma dernière venue. Il y a bien sûr un mémorial au milieu de ces grands immeubles afin d'honorer les morts de cette tragédie.



Nous poursuivons vers le sud le long du fleuve pour voir la Statue de la Liberté et remontons vers Wall Street en nous arrêtant rapidement au musée d'art indien (gratuit) et retrouvons des amis à Chinatown où Félix nous fait gouter de délicieux "soup dumpling" : des raviolis chinois qui renferment, en plus de la farce habituelle, du bouillon.
Vue depuis la High Line
Le ventre plein, nous continuons dans Soho, célèbre pour ses "iron building" vestiges de la révolution industrielle et aujourd'hui, lofts très prisés.
Ensuite, grande découverte pour Félix et moi : la High Line, l'équivalent de notre coulée verte. Un endroit superbe où toutes les vues qui s'enchainent sont plus belles les unes que les autres.
Enfin, nous terminons à Times Square qui est vraiment bondé le samedi soir.

Bref, une journée de promenade magnifique sous un beau soleil rythmée par les "incontournables" new-yorkais.


Le dimanche, commence par un petit tour au marché "organic" (bio) juste à côté de chez nous. Il faut dire que j'appréhende un peu de devoir me ruiner en produit bio pour éviter les OGM Monsanto and co. C'est donc avec grande joie que je découvre ces quelques étals relativement bon marché.
Puis, direction la messe de "First Corinthian Baptist Church" à Harlem. Lorsque nous arrivons, nous sommes assez surpris que la queue pour rentrer dans l'église s'étende sur deux trottoirs. Oui, oui, nous faisons la queue pour aller à la messe !!! Le service y est incroyable, un mélange des Blues Brothers et de Sister Act pour les chants et le sermon "performer" (excusez l'anglicisme) par un prêtre en jean qui ressemble plus à un one-man show qu'à nos offices. Je trouve cela fou à quel point les américains ont réussi à faire des messes des moments où l'on a envie d'aller, que l'on désire vivre. La messe est en fait ici aussi un spectacle, un lieu de rencontre, un endroit sympa où aller peu importe si tu es croyant et quelle est ta religion.
Central Park
Après cela, promenade dans Central Park toujours enneigé avant de rejoindre Brooklyn et plus précisémment le quartier de Williamsbourg, comble du hipster américain et donc super sympa ;-)
Enfin, le soir nous rencontrons notre collocataire et propriétaire qui avait du s'absenter depuis notre arrivée pour s'occuper de son père malade à Boston. Il est très sympa et nous discutons toute la soirée avec lui en français ! En effet, il travaille beaucoup avec des labo français et passe tous les ans au moins un mois en France.

Petit cadeau bonus :